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Sous-traitance, intérim ou embauche : que choisir pour vos chantiers ?

Guide21 août 20265 min de lecture

Pour un besoin ponctuel ou un lot défini, la sous-traitance est généralement la solution la plus rapide et la plus souple : vous payez une prestation, pas des heures, sans engagement au-delà du chantier. L'intérim se justifie pour un renfort d'exécution intégré à vos équipes sous vos directives, et l'embauche pour un besoin permanent. Voici comment décider en connaissance de cause, chiffres à l'appui.

Le comparatif en un tableau

Sous-traitanceIntérimEmbauche (CDI/CDD)
Ce que vous achetezUn résultat : un lot ou une prestation, réalisés par un professionnel autonomeDes heures de travail, sous vos directivesUn poste durable dans votre effectif
Coût typiqueLe prix convenu (devis ou TJM × jours) — pas de charges, pas de coefficientSalaire brut × coefficient d'agence, généralement entre 1,8 et 2,3Salaire brut + ~40-45 % de charges patronales + gestion
Délai de mise en œuvreRapide dès que le bon artisan est identifié — c'est souvent l'étape qui prend du temps24-72 h si le profil est disponible en agencePlusieurs semaines (recrutement, préavis)
EngagementLe chantier, point.La durée de la mission (avec délai de prévenance)Durable — rupture encadrée et coûteuse
EncadrementL'artisan travaille en autonomie, avec ses moyensVous encadrez l'intérimaire comme un salariéVous encadrez
Qui assure le travailL'artisan (RC pro, décennale pour les travaux concernés)Votre entreprise (l'intérimaire agit sous votre responsabilité)Votre entreprise
Formalités à votre chargeContrat de sous-traitance + vigilance (documents à collecter au-delà de 5 000 €)Contrat de mise à disposition (l'agence gère la paie)Tout : DPAE, paie, mutuelle, médecine du travail…
Idéal pourUn lot défini, un corps d'état ponctuel, un pic d'activité, une compétence que vous n'avez pasUn renfort d'exécution dans VOS équipes, sous VOS consignesUn besoin permanent et récurrent

Le vrai critère de choix : qui dirige le travail ?

La question à vous poser n'est pas d'abord le prix — c'est le mode de travail. Si la personne doit s'intégrer à votre équipe, suivre vos horaires et vos consignes au quotidien : c'est de l'intérim ou de l'embauche. Si vous confiez un lot ou une prestation à un professionnel qui l'exécute avec son savoir-faire et ses moyens propres : c'est de la sous-traitance. Respecter cette frontière, c'est aussi ce qui rend chaque formule sûre juridiquement — un sous-traitant se pilote par le résultat (le devis, le délai, la réception), pas par les directives horaires.

Ce que coûte vraiment chaque solution (exemple chiffré)

Prenons un besoin d'électricien pour 10 jours de travaux en Île-de-France :

  • Sous-traitance : au TJM courant du marché francilien (300 à 450 € HT/jour pour un électricien confirmé selon la technicité), le lot revient à 3 000 à 4 500 € HT, tout compris — l'artisan assume ses charges, ses outils, ses assurances.
  • Intérim : pour un salaire équivalent temps plein de ~2 400 € brut/mois, le coût facturé par l'agence (coefficient ~2) revient à environ 4 400 à 4 800 € pour 10 jours, encadrement et gestion à votre charge.
  • Embauche : pertinente seulement si le besoin dure — pour 10 jours, le coût réel (recrutement, DPAE, paie, équipement) la met hors jeu.

Les ordres de grandeur varient selon les métiers et les profils — mais la logique tient : plus le besoin est défini et ponctuel, plus la sous-traitance est compétitive ; plus il est intégré et durable, plus l'embauche reprend l'avantage.

Les pièges à éviter, formule par formule

En sous-traitance : travailler sans contrat écrit ni vérification du sous-traitant (immatriculation, attestation URSSAF, assurances — obligatoire au-delà de 5 000 € de prestations) ; payer 100 % d'avance sans jalon ; ou piloter l'artisan comme un salarié — chaque formule a ses règles du jeu.

En intérim : oublier que l'intérimaire travaille sous VOTRE responsabilité (sécurité, accidents) ; et sous-estimer le coût réel du coefficient sur les missions longues.

En embauche : recruter pour un pic d'activité — le carnet de commandes du BTP se pilote mal avec des coûts fixes.

Comment Bob simplifie la sous-traitance

Le frein historique de la sous-traitance n'est pas le principe — c'est la logistique : trouver le bon artisan disponible, vérifier ses documents, faire un contrat, sécuriser le paiement. C'est exactement ce que Bob automatise pour les entreprises du BTP en Île-de-France : un réseau d'artisans indépendants vérifiés (immatriculation, URSSAF, assurances contrôlées), mobilisables en direct, avec pour chaque mission un contrat de sous-traitance signé électroniquement, un paiement séquestré versé à la validation du chantier, et les documents de vigilance archivés. Vous choisissez l'artisan, négociez avec lui, démarrez — le cadre est géré.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre un sous-traitant et un intérimaire ?

Le sous-traitant est un professionnel indépendant qui réalise une prestation définie avec ses propres moyens et son autonomie ; l'intérimaire est un salarié mis à disposition qui travaille sous les directives et la responsabilité de l'entreprise utilisatrice. Le premier vend un résultat, le second son temps de travail.

La sous-traitance coûte-t-elle moins cher que l'intérim ?

Pour un lot défini ou une mission ponctuelle, généralement oui : le prix convenu couvre tout (charges, outils, assurances de l'artisan), là où l'intérim applique un coefficient de 1,8 à 2,3 sur le salaire brut, encadrement à votre charge. Pour un renfort d'exécution intégré à une équipe, la comparaison dépend de la durée et du pilotage souhaité.

Quels documents demander à un sous-traitant ?

Au minimum : l'extrait d'immatriculation (RNE/Kbis), l'attestation de vigilance URSSAF (à renouveler tous les 6 mois pour les contrats de 5 000 € et plus), et les attestations d'assurance (RC professionnelle, décennale pour les travaux concernés). Un contrat de sous-traitance écrit est fortement recommandé à tout montant.

Peut-on sous-traiter à un auto-entrepreneur ?

Oui, un micro-entrepreneur immatriculé au BTP peut être sous-traitant, avec les mêmes vérifications que toute entreprise. Sa facture ne porte pas de TVA s'il est en franchise (mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI »).


Publié par Bob — le réseau des artisans BTP indépendants et vérifiés d'Île-de-France. Mis à jour en août 2026.